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Papa, Maman, je crois que je suis mégalo  

Posted by: Julie-My in , , ,


"Pourriture" me dit-elle. J'aime lorsqu'elle me le dit puisqu'elle nomme ainsi et officialise l'accomplissement de moi même. Je suis une pourriture. C'est dit. C'est fait. C'est prouvé. Je teste. Elle est robuste. Je marche sur un fil. Seulement lorsque je tomberai, j'aurai perdu. Mademoiselle a la chance exclusive et les cartes en mains, de pouvoir me comprendre. Qui suis-je. Mademoiselle ne saisit pas cette chance, ni aujourd'hui, ni demain. Mademoiselle est trop gentille. Parfois, elle donne l'impression de me comprendre, mais pas d'être d'accord. Sous quel mensonge? Ainsi, Papa, Maman (si vous êtes là), je suis mégalo et ce nouveau statut va de paire avec de nouveaux droits.
Je vous méprise.

(Mademoiselle se rebelle. Elle part, ne sait plus sur quel pied danser. Revient. Ne sait plus quelle attitude adopter. C'est drôle et ludique. Je m'ennuie de Mademoiselle.)

Je ne passe pas de "Bonnes vacances Julie!"  

Posted by: Julie-My in ,


Il aura suffit d'un mail pour que tout s'écroule. Le bonheur est un chateau de cartes. Et remettre en cause son enfance. Que s'est il passé pour en arriver là? A qui en parler? Avec quels mots? Il aura suffit d'un mail pour que tout s'écroule. Quand vont ils nous l'annoncer? Comment réagir? Comme je regrette toutes mes réactions. "On reconnait le bonheur au bruit qu'il fait en partant". J'ai peur. Il aura suffit d'un mail... Et pleurer, frapper les murs, pleurer encore. Je ne comprend pas! C'est dégueulasse, oui, c'est dégueulasse. Pleurer encore, pourquoi je pleure déjà? Ah oui! Le mail. On ne se consolera pas entre nous, la moitié ignorent encore. Frustration. Colère. Frapper les murs. Frapper les poutres. Frapper son oreiller. Frapper son lit. Tomber. Se faire mal? J'ai mal au coeur. J'ai envie de vomir. Ne pas vomir, ça serait dégoutant. Rester au sol. Le parquet calme les brulures, il est froid. Et maintenant j'ai froid. Et puis, se relever. Essuyer les dernières larmes. Ils ne se douteront de rien. Annuler les plans de la journée "C'est Julie, je n'ai plus trop la tête à sortir, désolée... ". Rappeler "En fait ça me ferait du bien de sortir... Je crois."

Je ne sais plus ce que je veux. Je voudrai tout recommencer. Je voudrai que tout aille pour le mieux parce que l'on ne l'a pas mérité! Et je voudrai arrêter de pleurer pour aujourd'hui...

Je me perd et le matin, je ne sais plus quel masque adopter.  

Posted by: Julie-My in , , , ,


En réalité c'est beaucoup plus compliqué que ça. J'ai des textes, des tas de textes, de papiers griffonnés et de mots balancés à des années lumières de la réalité. Tout est tellement faux. Les mots forment des phrases au sens idéalisé. Un conte? Je ne m'accepte pas comme je suis, une remise en question s'impose, à moi qui me connait tellement si peu et tellement bien à la fois. Qui suis-je? Julie, 15 ans et demi, ça on le sait. Je suis perdue. Je me vois comme ça, on me décrit ainsi. Je me voudrai ainsi mais je suis comme ça. Je dis blanc, je pense noir. Je pense les deux en réalité. Mon prénom me parait insignifiant. Et qui m'aime? Qui pense à moi? Pourquoi alors, pourquoi je ne me sens pas moins seule, si vous m'aimez et que vous pensez à moi? J'idéalise la société et ma place dans la société. J'idéalise mon entourage, je fabule et me plais a imaginer l'osmose. L'essentiel est invisible. Alors qui comprendrai? Qui donc aurait cette
immonde prétention?

Fanny was here  

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Là c'est un peu mort. J'crois que j'commence a en avoir marre.
Y'avait Fanny ces 10 derniers jours.
Je m'étais sacrement habituée à pas être toute seule!

Et elle est partie aujourd'hui.

C'est fourbe les amis, hein!

C'est là, ça s'en va...

On s'habitue de leur présence.

Et le lendemain on est sur le quai.

Effectivement, j'avais peur de sa venue au début. Je te l'avais dis...

Maintenant je suis conne toute seule:

"J't'épargne les adieux déchirants". Je crois que c'était la bonne phrase. Le signal.

Et puis j'suis partie. Je ne me suis même pas retournée.

J'ai tourné le coin de la gare.

Et j'avais envie de pleurer, de partir loin.

L'horloge indiquait que son train ne partirait pas de sitôt.

Envie de faire demi-tour, lui dire combien je ne veux tellement pas qu'elle parte.

Le tramway avec les larmes dans les yeux. Je quitte la gare.

J'me suis dis que je me consolerai en achetant une connerie, une nouvelle paire de chaussure?

Envoyer un message pour lui dire que ça fait tout drôle sans elle. Et c'est tout, ne jamais laisser transparaitre les sentiments.

Le genre de message vide de sens et de sentiment pour celui qui le reçoit. Le genre de message qu'on écrit comme ça. Sans penser.

Sauf que moi ce message, j'ai mis du temps avant d'appuyer sur "envoyer"!

J'ai attendu, et je regardais le message, je le relisais, je cherchais la faute, l'erreur.

J'voulais qu'elle comprenne!

Ainsi, elle a du recevoir un message vide, qu'elle l'a lu rapidement, entre deux autres messages.

Ce qui me dégoute c'est le temps que j'ai passé sur ce message moi.

Tout ça pour rien. Parce que au final ça revenait au même.

Tu lis rien toi non plus.

Tu parcours ce que j'écris, c'est ça?

Enfin voilà, elle est plus là.

J'ai l'impression de tomber de haut.

Elle vient de me lacher, elle rit!

Un peu comme si elle croyait que je me débrouillerait toute seule là haut.

Mais moi je tombe! Tu comprends ça?

Non tu comprends pas!

Toi t'écris des chansons tristes, tu chantes, tu joues. Mais t'essayes pas de comprendre. Je crois?

J'te connais pas en fait je vois pas pourquoi je dis ça.

Excuse moi.

Le message suivant n'a pas pu être remis à tous les destinataires :

Excuse moi.

Julie-My dit :

...

Le message suivant n'a pas pu être remis à tous les destinataires :

...

Encore un soir parmi tous les soirs du monde  

Posted by: Julie-My in ,



"Il y a une pizza dans le frigo". Bande de fantomes. L'imaginer, s'appliquait-elle? Tirait-elle la langue en qualigraphiant ses mots? Oh mais comme je les deteste et combien cette pizza a un gout amer.

LOVE ME BACK!

C'est tout le temps la même chose et moi, j'en ai marre de ça.

Ou êtes-vous?

Partir ailleurs, ça sera toujours ça de gagner...  

Posted by: Julie-My in , ,

Aigrie car incapable d'aimer comme il faudrait. Poser des limites et des règles au verbe "aimer": il n'en fait vraiment qu'a sa tête. S'attacher a n'importe qui n'importe quand devient excessivement insupportable. Il faudrait me comprendre. Et ma plume degueule tout ce qu'elle s'evertuait a retenir. Il y en a eu des mots, depuis le temps. Des mots comme ça, dans l'air. Jetés en vrac a qui daignerait les attraper au vol. Mais ils passent tous a côté de mes mots, ceux ci n'ont plus de valeur a présent que je les écrit. Ecoutez moi s'il vous plait. Je vous mens.
Regardez moi dans les yeux...

HATE THAT!  

Posted by: Julie-My in ,



Je vis dans un décor. Une étiquette Ralph Lauren, deux étiquettes Ralph Lauren, des tickets Fred Perrys et des boites Burberrys... Des étiquettes, des tickets et des boites. V'a l'univers pourri. De la superficialité et des désirs specifiquements matériels composent ma personne. On est moche de défauts, de vices et d'innocence. Enfant, je me fichais pas mal de tout ça... Et maintenant qui suis-je mis a part une (autre) victime de la société? Comme j'ai honte... Et je voudrai ta tête sur un plateau d'argent. :)

Pretendante au bonheur! Comme vous...  

Posted by: Julie-My in , ,


C'est toujours les mêmes mots qui blessent, et toujours de la même personne. Il devrait y avoir des restrictions aux mots qui blessent. Et le pire c'est qu'au final, nous sommes les deux plus tristes. Peut être qu'elle s'en veut, seule dans sa chambre? Et moi je pleure d'avoir entendu ces mots, une fois de plus ou de trop. Comme je hais ces moments là.

Ne pas confondre la personne et le personnage. Merci. Pensée Humaine?  

Posted by: Julie-My in , , ,

C'est toujours la même chose. On rencontre de nouvelles personnes, les souvenirs fusent. Et puis vient le moment où il faut partir. On ne se retourne pas. Ne pas affronter les regards humides et puis, se dire qu'on se reverra. La logique de ce petit monde fera en sorte que l'on se retrouve. C'est mathématique, et on s'en persuade. Et au fond, ils ne sont peut être pas si important. Désormais en y repensant, on aura un pincement au coeur. Mais ça non plus c'est pas très grave, on changera vite de pensées. Et maintenant j'aime ça, les lacher en plein vol parce qu'au fond, si on ne peut pas les aimer, autant les faire souffrir. Ils se souviendront de moi comme ça. Et je m'y plais. Chacun ses satisfactions. Je me plais a les faire souffrir, et puis ça leur donne un visage plus humain. A défaut de me comprendre, ils se rapprocheront de se que je peux être. Les pauvres si ils savaient combien ils m'indiffèrent, combien je les méprise tous... Ca n'est pas que je me sente au dessus (malheureusement je n'y arrive pas), ma seule passion reste donc de les faire tomber aussi bas que moi. De les regarder me rejoindre aux paradis artificiels. Je n'ai plus besoin de tout ça, plus besoin d'aide, plus besoin de me mettre minable. Je suis déjà bien trop basse pour ça. Je me déteste. Et méprisez-moi a votre tour! Le seul sentiment que vous ayez jamais ressenti. Je vous dirai bien "Pauvres humains" mais malheureusement je ne vaux pas mieux. Alors laissez-moi retourner à moi et ma superficialité, à raison d'être un peu trop moi même et ma plus grosse erreur fut de m'accepter aussi detestable que je suis. Vous me direz: Pas logique, j'ai l'habitude désormais et je ferai main basse sur vos sentiments. Mon objectif dernier sera donc de vous emmener avec moi le plus haut possible, apercevoir le bonheur et le toucher du doigt. Vous ne vous passerez plus de moi, c'est moi qui me passerait de vous. Laissez-moi tant qu'il en est encore temps, et faite moi subir ce que je peux vous faire subir. Ou mes longs silences que vous detestez tant. Ou ce regard que vous haissez. Après m'avoir dit que ça vous troublait, esperiez-vous que je change? J'accentuerai donc mes silences, les rendrais plus pesants. J'approfondierai mon regard, et je vous mettrais mal à l'aise. Tout ça, en gardant ma pointe d'innocence, bien evidemment. Je suis un ange. Ca aussi vous me l'avez dit. Vous m'avez dit que vous m'aimiez, et je vous en remercie. Je ne me sens plus et bientôt je partirai, maltraiter d'autres inconnus. J'ai hâte. Et merde, je viens de faire un texte plus vrai que jamais... Je crois que le pire dans tout ça, c'est que je pense chacun de mes mots. Alors le secret? Detestez-moi., je vous aimerez à la folie. J'ai l'impression d'être folle et tordue. C'est peut être ce que je suis? J'ai donc l'art de me detester, de detester, de me faire aimer par ceux que je déteste, et enfin, d'aimer quiconque me detesterait. J'AIME.

Je la connais la vie mais je n'ai pas le temps!  

Posted by: Julie-My in , , ,


Je voudrais écrire un texte bien. Structuré comme il faut, sans faute de français. Un texte qui ferait rêver et un texte auquel les gens s'assimileraient. Aussi je ne voudrais pas mon texte triste. Puisqu'il y a d'autres manières de ressembler aux autres qu'être triste avec eux. Et j'aimerai être la première a aligner ces mots. J'voudrais vous toucher en plein cœur! Que vous me suppliez de vous ôter mon texte de la tête puisqu'il vous dévoilerait et vous mettrait a nu. Que mes mots vous prennent et vous emmènent ailleurs vers une vérité. Faisons tomber les masques! Qui êtes vous vraiment? C'est tellement simple, vous êtes tous les mêmes. Tous tristes a en mourir puisque c'est tout ce qu'il vous reste après le bonheur! Tous a clamer votre tristesse comme un blason "Moi je suis triste! -Oui, mais moi je suis plus triste que toi!". Et vous vous plaisez a dire que tout va pour le mieux, vice à unique visée "Ca va?". Question conventionnelle et ils s'en foutent de la réponse. De toutes manières ils n'attendent que le "et toi?" pour parler d'eux. C'est pourquoi, après tout, pourquoi ne pas les détester, tous? Qui mérite mieux? Levez la main? Osez donc vous avancer, vous et vos arguments en votre faveur. Vous ne ferez pas long feu. Très cher...

Voilà donc au final un texte sans queue ni tête, je n'sais même plus écrire. Ou vais-je? Ou allons nous? M. Batmann dit "Factorisez par 3 et vous verrez la vie autrement". Moi j'veux bien mais...

P.s: j'ai perdu mon journal intime, avis a celui qui le retrouve.

«C'est un peu juste pour ES»  

Posted by: Julie-My in


Et ce putain de devoir de math qui approche... Et ce prof de math, tout simplement. Ne même plus compter les fois où il a fait pleurer. Tellement pas envie de redoubler, tellement peur de ce futur qu'on projette déjà avec tant d'aisance, putain de connerie de futur pourtant tellement hypothétique. J'ai peur.